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Sélection

Pleincœur Paris 17e : avis sur la pâtisserie de Maxime Frédéric

Pleincoeur, une adresse qui a piqué ma curiosité. J'y suis allée deux fois. Et je sais déjà qu'il y en aura une troisième. Au coin de la rue des Batignolles , la boutique ne cherche pas à se faire remarquer. Une façade claire, un logo discret, des plateaux en toile de Jouy et de petites cuillères en bois. Rien de tapageur. Et pourtant, derrière ce comptoir, il y a Maxime Frédéric - chef pâtissier du Cheval Blanc Paris, élu pâtissier de l'année en 2022. Ce qu'il a fait ici est assez rare : il a quitté le velours du palace pour ouvrir une maison de quartier, avec sa femme Claire, le pâtissier Gaëtan Lucas et le boulanger Antonin Racinet. Les œufs et les noisettes viennent de sa ferme, en Normandie. Les moules sont d'anciens moules à gâteau en cuivre. Tout ici raconte une histoire de famille, une histoire qui a su convaincre mon palais.  LES ENTREMETS VANILLE ET CHOCOLAT 🤍 Ce sont eux qui m'ont arrêtée devant la vitrine. Deux dômes cannelés posés côte à côte comme...

Bœuf gros piment réunionnais : recette traditionnelle

 

🌶️ Bœuf gros piment & rougail dakatine – Les doux souvenirs réunionnais

Si je devais expliquer mon amour de la cuisine. Il va directement parler de mon amour pour ma grand-mère et ce lien qui nous unit. Mon enfance, douce caresse du vent sur mon visage et réconfort d'un estomac bien rempli. 

Chez moi, le bœuf gros piment est une recette de transmission, celle de ma grand-mère. Une recette pleine de chaleur, de générosité et de souvenirs les pieds sous la table, à La Réunion.

🥩 Le bœuf gros piment – Une recette qui se sent plus qu’elle ne se mesure

Pour ce plat, j’ai utilisé des filets de bœuf que j’ai laissés mariner quelques heures dans :

  • de la sauce soja,
  • de l’ail pilé (dans un pilon ou un mortier)
  • du gingembre râpé,
  • et un soupçon de maïzena pour la tendreté et le liant du plat. 

La viande s’imprègne, s’attendrit, se parfume…

Puis, dans une poêle bien chaude (ou un wok si vous en avez un), on fait revenir cette viande dans un peu d’huile.

On y ajoute trois oignons émincés et ces fameux gros piments (remplacés ici par des piments verts du Maroc épépinés, faute de trouver ce produit réunionnais à Paris – mais c’est ça aussi, la cuisine : l’art de s’adapter).

On fait sauter, on mélange, et on vient enrober le tout d’une généreuse cuillère (ou deux) de sauce d’huître.

Et puis on goûte. On ajuste. On fait à l’instinct. La cuisine est un espace de liberté et d'expression. 

Bœuf gros piment et rougail dakatine

🥜 Rougail dakatine – Douceur, feu et cacahuètes

Ce plat appelle un rougail, et pas n’importe lequel : un rougail pistaches (oui parce qu'en créole réunionnais, on dit pistache pour parler de cacahuète).

Je commence par mixer les cacahuètes grillées (c'est important pour avoir ce goût si singulier) jusqu’à obtenir une pâte texturée, pas trop lisse, encore un peu granuleuse.

Dans une poêle, je fais revenir :

  • un oignon émincé,
  • de l’ail pilé,
  • un petit piment,
  • et un zeste de combava (c'est cet ingrédient qui va sublimer ce plat).

J’ajoute ensuite les tomates pelées (préalablement bouillies dans de l'eau), que je laisse mijoter. Puis, la pâte de cacahuètes vient s’incorporer, lentement, pour former un rougail onctueux, pimenté et parfumé.

🍚 Le riz collant, l’âme de l’assiette

J’ai servi ce plat avec un riz blanc légèrement collant, oui, pas du basmati (et que mes ancêtres me pardonnent !)

Mais ce riz-là accompagne parfaitement le bœuf, en capturant chaque morceau, chaque goutte de sauce.

💬 Une bouchée, un souvenir

Ce plat, c’est un retour en arrière, immédiat et sincère. C’est ma grand-mère. C’est la Réunion. C’est le feu du piment et la douceur du souvenir.

Et comme toujours : pas de mesure exacte, mais beaucoup d'amour, d’odeurs qui montent, et de plaisir dans chaque bouchée.

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